26 Février 2026
La Cathédrale de Parme (Duomo di Parma), dédiée à l’Assomption de la Vierge, est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture romane en Italie du Nord. Située au cœur de la ville de Parme, elle forme un ensemble remarquable avec le baptistère voisin.
La construction débute en 1063, sous l’épiscopat de l’évêque Cadalo, futur antipape Honorius II. Après un tremblement de terre, l’édifice est consacré en 1106 par le pape Pascal II. La cathédrale s’inscrit dans le grand mouvement de renouveau religieux et artistique qui marque l’Italie romane aux XIᵉ et XIIᵉ siècles.
L’extérieur frappe par son harmonie et sa sobriété. La façade à pignon, revêtue de pierre claire, est animée de trois portails et d’une galerie d’arcatures. Un élégant portique soutenu par des lions stylophores – motif fréquent dans l’art roman padan – accueille le visiteur. Le campanile, légèrement dissymétrique, ajoute au charme vivant de l’ensemble.
Le plan basilical à trois nefs repose sur de puissants piliers alternant avec des colonnes. La croisée du transept est surmontée d’une coupole qui constitue le joyau de l’édifice. C’est là que le peintre maniériste Le Corrège réalise, entre 1526 et 1530, une spectaculaire fresque de l’Assomption : un tourbillon d’anges et de nuées qui semble ouvrir la voûte vers le ciel. Cette œuvre audacieuse annonce déjà le dynamisme baroque.
Mêlant rigueur romane, équilibre des volumes et éclat pictural de la Renaissance, la cathédrale de Parme offre ainsi un condensé de plusieurs siècles d’art italien. Elle demeure aujourd’hui l’un des symboles les plus émouvants et les plus harmonieux de la ville.