9 Janvier 2026
Il se dresse face à la cathédrale, sur la célèbre Piazza dei Miracoli. Sa construction débute en 1152, à une époque où Pise est une puissante république maritime, riche de ses échanges et fière de son prestige. Le projet initial est confié à Diotisalvi, architecte dont le nom est gravé à l’intérieur de l’édifice, fait rare au XIIᵉ siècle.
À l’origine, le bâtiment est entièrement roman : murs massifs, arcatures régulières, sobriété majestueuse. Mais la construction s’étire sur plus de deux siècles, et l’histoire laisse son empreinte. Au XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, les étages supérieurs et la coupole sont achevés dans un style gothique, reconnaissable aux arcs brisés, aux pinacles et à la dentelle sculptée qui anime la façade.
Le baptistère devient ainsi un dialogue de pierre entre deux styles, où la rigueur romane sert de socle à l’élan gothique. Son plan circulaire, symbole d’éternité et de renaissance, enveloppe un vaste espace intérieur étonnamment lumineux.
Plus grand baptistère d’Italie, il incarne à la fois la foi, la puissance et le raffinement artistique de Pise au Moyen Âge, et demeure aujourd’hui l’un des témoignages les plus éloquents de l’architecture médiévale italienne.