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-2000 à 1950 ARCHITECTURE CHINOISE TRADITIONNELLE

L’architecture traditionnelle chinoise prend forme dès le IIᵉ millénaire av. J.-C., sous les dynasties Shang et Zhou, et repose très tôt sur une conception symbolique du monde.
Elle ne cherche pas la monumentalité de la pierre, mais l’harmonie entre l’homme, la nature et le cosmos.

Le matériau fondamental est le bois, associé à la terre battue, à la brique et à la tuile. Cette architecture est donc en grande partie éphémère, ce qui explique la rareté des bâtiments très anciens conservés. Le principe essentiel est celui de la structure poteaux-poutres, indépendante des murs, qui permet une grande souplesse spatiale. Les toitures, larges et débordantes, sont l’élément le plus visible et le plus expressif.

Dès la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.), les règles de composition se fixent : symétrie axiale, orientation au sud, hiérarchie stricte des espaces. L’architecture devient un reflet de l’ordre social et politique confucéen.

Sous les Tang (618–907) et les Song (960–1279), l’architecture atteint une grande maturité technique et esthétique. Les palais, temples et pavillons se raffinent, tandis que les villes s’organisent selon des plans rigoureux.

Un élément emblématique apparaît et se développe : le dougong, système complexe d’assemblages en bois sans clous, à la fois structurel et décoratif. Il permet d’absorber les mouvements sismiques et de soutenir des toits de plus en plus vastes.

Sous les Ming (1368–1644) et les Qing (1644–1912), les formes se codifient strictement.
La Cité interdite à Pékin devient le modèle suprême de l’architecture impériale. Les couleurs, les tuiles vernissées, les décors sculptés et peints ont une forte valeur symbolique (jaune impérial, rouge protecteur) et hiérarchique (nombre de pièces, nombre d’éléments, nombre de statues…). L’architecture domestique s’organise autour de cours intérieures (siheyuan).

Jusqu’au début du XXᵉ siècle, cette tradition demeure dominante. L’« occidentalisation » progressive introduit alors la pierre, le béton et de nouveaux plans, marquant la fin d’un système architectural millénaire.

Cité interdite, Pékin

Cité interdite, Pékin

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